Terre Sainte: vandalisme anti-chrétien à Tabgha
La croix, d’une longueur de 15 cm, était solidement fixée à cet autel bien connu des pèlerins. Il ne peut donc s’agir que d’un acte délibéré. Quant aux vandales, ils seraient arrivés sur place par bateau. Immédiatement prévenue par le monastère bénédictin gardien du site, la police israélienne de Tibériade a ouvert une enquête. L’association allemande pour la Terre Sainte, propriétaire du terrain, dénonce un acte «anti-chrétien».
Tabgha, située sur la rive nord-ouest du lac de Tibériade, abrite plusieurs sanctuaires liés au ministère public de Jésus. Le couvent franciscain rappelle la Primauté de Pierre et le monastère bénédictin -rattaché à l’abbaye de la Dormition à Jérusalem- fait mémoire de la Multiplication des pains et des poissons. En 2015, ce dernier avait été touché par un incendie d’origine criminelle ; des dommages importants avaient été causés au bâtiment et des graffitis en hébreu, fustigeant les cultes idolâtres, avaient été retrouvés sur les murs. L’affaire avait alors suscité une vive émotion. Le président israélien de l’époque, Reuven Rivlin, s’était rendu sur place, afin d’exprimer son soutien à la communauté chrétienne.
L’enquête avait permis l’arrestation de deux jeunes Juifs de 19 et 20 ans, appartenant à une mouvance fondamentaliste et ultranationaliste s’adonnant régulièrement à des actes de violence et de vandalisme contre des Palestiniens, des lieux de culte chrétiens et musulmans. Le premier des deux jeunes avait été reconnu coupable et condamné; le second avait été acquitté.
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