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Congrégation des servantes de Jésus du Venezuela fondée par mère Carmen, bientôt canonisée. Congrégation des servantes de Jésus du Venezuela fondée par mère Carmen, bientôt canonisée.  

Mère Carmen Rendiles, la «vaillante» sainte du Venezuela

Entretien avec la religieuse Rosa María Ríos Gómez, supérieure générale de la Congrégation des servantes de Jésus du Venezuela, fondée par la future sainte mère Carmen Rendiles. Selon la mère supérieure, Carmen avait «le courage de vivre dans une simplicité sans complication».

Johan Pacheco - Cité du Vatican

«Il faut du courage pour vivre l'humilité. Le courage d'être obéissant, de vivre dans la pauvreté», tels sont les mots de sœur Rosa María Ríos Gómez, supérieure générale de la Congrégation des servantes de Jésus à propos de la fondatrice de sa congégation, la bienheureuse mère Carmen Rendiles au Venezuela. Cette dernière sera canonisée prochainement: elle deviendra la première sainte vénézuélienne.

Le Pape argentin a autorisé la promulgation du décret de canonisation de la première sainte vénézuélienne, la bienheureuse María del Monte Carmelo, plus connue sous le nom de mère Carmen, quelques jours après avoir également autorisé la canonisation du bienheureux José Gregorio Hernández. Deux Vénézuéliens seront donc canonisés, à une date annoncée lors d'un prochain consistoire.

 

Sœur Rosa Ríos, qui est également la vice-postulatrice de la cause de canonisation de mère Carmen, se souvient de la future sainte comme d'un signe d'espérance: «Se renier, prendre sur soi pour se convertir vers les autres, vers les plus pauvres». Elle souligne «le courage d'une religieuse qui semblait handicapée par l'absence d'un bras, qui est née sans bras et qui n'en a jamais manqué.» «Cette canonisation, comme celle du docteur José Gregorio Hernández, est une nouvelle Pentecôte pour le Venezuela», affirme sœur Rosa Ríos. Entretien.

Comment recevez-vous cette nouvelle de la prochaine canonisation de mère Carmen Rendiles?

Nous recevons cette nouvelle avec une grande joie, tout en sachant qu'il s'agit d'une nouvelle que nous attendions. C'est une nouvelle, parce qu'il s'agit d'une publication générale, universelle, de l'approbation du miracle de mère Carmen pour la canonisation. C'est une émotion ecclésiale, car nous ressentons la joie de toute l'Église et une réponse de Dieu aux questions et aux besoins des êtres humains, comme les besoins de ce moment de l'histoire.

Parlez-nous de l'histoire de mère Carmen. Quelle était sa vie religieuse, ses vertus de sainteté, dans la Congrégation des Servantes de Jésus?

Parler de la spiritualité de mère Carmen est passionnant. Je voudrais vous donner un résumé du mot courage, qui est une vertu. Je pense au courage de mère Carmen, qui semblait être handicapée par l'absence d'un bras, étant née sans bras gauche. Pourtant, elle n'a jamais manqué de courage dans l’adversité.

Il faut du courage pour vivre l'humilité. Le courage d'être obéissante, de vivre dans la pauvreté, pour une femme issue de la classe moyenne supérieure. Le courage de vivre dans cette simplicité sans complication. C'est donc l'humilité qui ressort de ce mot. Mais pour cette humilité, il faut avoir le courage de se renier soi-même pour que Dieu puisse être présent. C'est à partir de ce courage que l'humilité, l'obéissance, la pauvreté et la simplicité ont régné en elle, ou se sont distinguées en elle. Ce non-être, ce refus, ce sentiment de devoir accompagner le Seigneur dans le Saint Sacrement à tout moment. Non pas parce qu'elle passait 24 heures sur 24 au pied du Tabernacle, mais surtout parce que dans sa vie quotidienne, dans tout ce qu'elle trouvait, elle se demandait ce qu'elle pouvait offrir au Seigneur? Comment pouvait-elle l'accompagner à travers sa maladie, le mépris des autres, l'indifférence des hommes? Rien de tout cela ne l'a arrêtée, ne l'a affectée intérieurement. Cela l'a conduite aux vertus. Cette grande humilité, ce désir d'appartenir à Dieu, l'ont transformée en un moyen de s'approcher de Dieu à tout moment et de pouvoir s'identifier au Seigneur eucharistie.

L'annonce de sa canonisation intervient également au cours de l’Année sainte. Est-ce un signe d'espérance, et quel souvenir gardez-vous de cette vertu d'espérance chez mère Carmen Rendiles?

Cette vertu théologale, l'Espérance, régnait en mère Carmen. C'est de là que vient sa confiance en Dieu, qui génère en elle l'espérance et la certitude que tout ce qu'elle se refusait ici, de toute la charité qu'elle faisait ici, elle allait le retrouver au Ciel. En se reniant, en prenant sur elle-même pour se convertir vers les autres, vers les plus pauvres des pauvres. Au milieu des prêtres, elle donnait beaucoup de conseils et leur demandait toujours de ne pas s'arrêter devant l'adversité, mais de s'approcher du Tabernacle, de connaître le Seigneur dans le Saint Sacrement et de marcher à partir de là. Marcher à partir du Tabernacle sur les chemins de la volonté de Dieu.

Pour le Venezuela, il s'agit d'un message. De mère Carmen, pourrions-nous tirer un message actuel pour l'Église du Venezuela et pour le monde, maintenant qu'elle sera reconnue comme sainte?

Parmi les messages de foi de mère Carmen, l'un des principaux, je crois, est de «ne pas s'arrêter en chemin, mais de terminer ce que nous avons commencé». Elle a achevé en Dieu ce chemin de conversion dans sa sainteté. Elle a semé cette espérance et cette confiance en Dieu, ne pas s'arrêter, être constant dans ce que nous avons commencé, et pour être un saint, il faut être très constant dans la pratique des vertus. Également dans le renoncement à soi-même, en comprenant que se renier soi-même, c'est donner à Dieu la possibilité de vivre, ceci pour tous les chrétiens. Pas seulement les religieux, mais tous ceux qui sont consacrés par le baptême, tous les êtres humains qui veulent être bons doivent suivre ce chemin, doivent avoir la volonté de terminer ce qu'ils ont commencé, et c'est une joie pour tout le peuple vénézuélien.

C'est une joie pour tout le peuple vénézuélien. Il y a quelques jours, l'annonce de la canonisation de José Gregorio Hernández et maintenant celle de mère Rendiles. C'est assurément une grande action de grâce de la part de tout le peuple vénézuélien, de toute l'Église du Venezuela, des religieux et des religieuses.

C'est en effet le cas. La joie qui nous conduit à célébrer l'action de grâce, non seulement par l'eucharistie, mais aussi par la conversion. Cette canonisation, ainsi que celle du médecin José Gregorio Hernández, est une nouvelle Pentecôte pour le Venezuela, pour notre Congrégation et pour toute personne qui veut s'approprier cette Pentecôte pour la vivre de manière personnelle et pour pouvoir devenir ce pèlerin de l'espérance auquel nous appelle le Souverain pontife.

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01 avril 2025, 12:01
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