Un après son élection au Pakistan, Imran Khan à l’épreuve du pouvoir
Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican
Les chiffres sont implacables. Croissance en berne et inflation en hausse, le Pakistan s'est récemment vu accorder un prêt de six milliards de dollars par le Fonds monétaire international (FMI), le 22e de son existence.
Imran Khan a également obtenu ces derniers mois plusieurs milliards de dollars de prêts de pays amis comme l'Arabie saoudite ou la Chine.
En un an, la roupie s'est, elle, effondrée de 30% face au dollar, tandis que l'inflation grimpe et pourrait franchir bientôt la barre des 10%.
La croissance a connu un coup de frein à 3,3% en 2018-19, contre 6,2% attendus. Face à cette conjoncture morose, la population a du mal à joindre les deux bouts, et prévoit une «Journée noire de manifestations» jeudi 25 juillet, jour anniversaire de la réelection d'Imran Khan comme député, ouvrant la voie à sa prise de fonction au rang de Premier ministre le 18 août 2018.
Outre ces difficultés économiques, Imran Khan a fait avancer quelques dossiers diplomatiques, estime Jean-Luc Racine, chercheur au CNRS, spécialiste de l'Asie du Sud. Les relations avec l'Inde notamment, toujours mauvaises, ont été relativement pacifiées malgré l'attentat dans le Cachemire indien le 14 février dernier, de même que sur la scène internationale où Donald Trump a loué Imran Khan pour son rôle dans les avancées du dialogue entre Afghans et Américains.
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