COP15, l'urgence de lutter contre la désertification
Marine Henriot – Cité du Vatican, avec agences
Selon l’article 1 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, (Paris, 1994), la désertification désigne «la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et sub-humides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines», explique le Comité Scientifique français de la désertification (CSFD), présidé par Jean-Luc Chotte.
Les premières victimes de cette désertification sont notamment le Sahel et plus largement le continent africain. Autour d’Alassane Ouatarra à Abidjan se trouvent neuf chefs d'Etats africains, dont le président nigérien Mohamed Bazoum, son homologue congolais Felix Tshisekedi ou encore le Nigérian Muhammadu Buhari.
L'Initiative d'Abidjan
Lundi 9 mai, jour d’ouverture de la COP15, Alassane Ouattara a présenté «l'Initative d'Abidjan», un grand programme visant à mobiliser 1,5 milliard de dollars sur cinq ans pour restaurer «les écosystèmes forestiers dégradés en Côte d'Ivoire» et promouvoir «des approches de gestion durable des sols», espérant «inspirer d'autres pays». Comme de nombreux pays africains, la Côte d'Ivoire est concernée au premier chef par la désertification: sa surface forestière a diminué de 80% depuis 1900, de 16 millions d'hectares à 2,9 millions en 2021.
Les participants à la COP15 - dont le thème est "Terres. Vie. Patrimoine : d'un monde précaire vers un avenir prospère" tenteront de proposer d'autres mesures concrètes pour stopper l'accroissement de la désertification.
Quelles sont les causes et les conséquences de la désertification ? L’analyse de Jean-Luc Chotte, directeur de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et président du CFSD :
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