Le Pape François: «un disciple de Jésus accepte le paradoxe des Béatitudes»
Claire Riobé – Cité du Vatican
Les Béatitudes peuvent sembler étranges, parfois même incompréhensibles. Pourtant, elles nous montrent l'identité de celui ou celle qui veut se faire disciple du Christ. «Si nous nous demandons à quoi ressemble un disciple de Jésus, la réponse est précisément les Béatitudes», a affirmé d'emblée François.
La première Béatitude, «Heureux vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous», est la base de toutes les autres pour le Saint-Père. Elle invite chaque disciple à trouver sa joie dans les dons qu’il reçoit quotidiennement de Dieu : «la vie, la création, les frères et sœurs, etc. Et les biens qu'il possède, il est heureux de les partager, car il vit dans la logique de Dieu qui est la gratuité», observe François.
Les Béatitudes enseignent un chemin d’humilité
Cette pauvreté proposée par les Béatitude invite le disciple du Christ à un renversement de paradigme dans sa vie quotidienne. «Le disciple de Jésus ne pense pas posséder la vie, tout connaitre, il sait qu'il doit apprendre chaque jour. C'est donc une personne humble, ouverte, libre de préjugés et de rigidité.» Les Béatitudes apprenent ainsi au disciple du Christ à se remettre en question, et à chercher Dieu humblement chaque jour dans son quotidien.
Celui qui traverse son quotidien en possèdant la vie, au contraire, peut vouloir être à l’écoute du Christ mais ne le suit pas, avertit le Saint-Père. Celui-là alors «devient triste parce que (…) la réalité échappe à ses schémas mentaux et (…) il se retrouve dans l’insatisfaction.»
Entrer dans la logique de Dieu
Concluant la prière de l’angélus, le Saint-Père a insisté sur l’importance de se laisser interpeller par la logique du Christ. A travers les Béatitudes, qui nous apparaissent parfois paradoxales, le disciple de Jésus doit accepter de se laisser bousculer. «Le disciple de Jésus est conscient que ce n'est pas Dieu qui doit entrer dans notre logique, mais nous qui devons entrer dans la sienne. (…) En d'autres termes, un disciple de Jésus accepte le paradoxe des Béatitudes», a affirmé le Saint-Père.
Une fois que nous avons consenti à cette logique de Dieu, «le Seigneur nous révèle le vrai bonheur, qui se trouve souvent là où nous ne pensons pas. (…).» Et François de questionner : «Ai-je la disponibilité du disciple ? Est-ce que je me laisse "désarçonner intérieurement" par le paradoxe des Béatitudes, ou bien est-ce que je reste dans la limite de mes propres idées ?» Au-delà des épreuves et des difficultés, le disciple de Jésus ressentira «la joie du cœur», trait décisif de tous ceux qui décident de suivre le Christ.
En terminant la prière l’angélus, le Pape François a demandé à tous les fidèles de prier pour la paix en Ukraine, plongée dans une situation est «préoccupante».
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